dimanche 26 juin 2022

Moselle : le gouvernement prévoit de relancer une centrale à charbon à l'hiver 2022 - Le Monde

La centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) pourrait bien redémarrer à l’hiver 2022, « à titre conservatoire, compte tenu de la situation ukrainienne » et des tensions sur le marché de l’énergie, a confirmé, dimanche 26 juin, le ministère de la transition énergétique. « Nous nous gardons la possibilité de pouvoir faire fonctionner la centrale de Saint-Avold quelques heures de plus si nous en avons besoin », a déclaré le ministère, confirmant une information de RTL.

La décision n’est pas une surprise totale : le gouvernement n’avait pas exclu, lors de la fermeture de la centrale, le 31 mars, de la redémarrer ponctuellement pour sécuriser l’approvisionnement du pays en électricité. Ce redémarrage « s’inscrit dans le plan de fermeture », a redit le ministère, qui précise que l’engagement d’Emmanuel Macron de fermer l’ensemble des centrales à charbon en France « demeure inchangé ». « Nous resterions, dans tous les cas, en dessous de 1 % d’électricité produite par le charbon, assure le ministère, et aucun charbon russe ne serait utilisé. »

Promesse de campagne

Par conséquent, « un décret va être mis en consultation pour organiser cette possibilité d’un fonctionnement l’hiver prochain ». Il comprendra des « contreparties environnementales », car ce redémarrage doit être neutre pour l’environnement, l’exploitant s’engageant sur « des projets de reforestation par exemple », selon le ministère.

Le gouvernement prévoit aussi d’intégrer des « ajustements législatifs », au cours de l’été, dans le projet de loi portant sur le pouvoir d’achat, afin que le plan social concernant la centrale ne soit pas annulé, « ce qui montre la résolution du gouvernement à fermer définitivement cette centrale à charbon ».

Lors de sa fermeture, 87 salariés travaillaient encore dans la centrale Emile-Huchet. La moitié sont, depuis, partis en retraite. Pour assurer la production, environ 70 personnes sont nécessaires, selon son directeur, Philippe Lenglart, lequel confiait à l’Agence France-Presse, en mars, avoir l’intention, en cas de besoin, de rappeler d’anciens salariés plutôt que de recruter cet hiver.

Il n’y a qu’une seule autre centrale à charbon encore ouverte dans l’Hexagone, à Cordemais, en Loire-Atlantique. Emmanuel Macron avait promis de fermer, d’ici à 2022, ces dernières centrales à charbon, facilement mobilisables pour produire de l’électricité en cas de besoin, mais aussi très émettrices de CO2.

Le Monde avec AFP

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Appel à réduire nos consommations d'énergie : "On est en phase de déploiement d'un embargo vis-à-vis du pétrole russe", explique un spécialiste - franceinfo

"On est en phase de déploiement d'un embargo vis-à-vis du pétrole russe et on voit apparaître des tensions", explique le professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine, et directeur du centre de Géopolitique de l'énergie et des matières premières Patrice Geoffron, dimanche 26 juin sur franceinfo. Il revient sur l’appel à réduire notre consommation d’énergie de la part des dirigeants des trois grands fournisseurs français, TotalEnergies, Engie et EDF en précisant que "ce qui se joue en ce moment, c'est une anticipation de la difficulté que nous pourrions rencontrer l'hiver prochain".

franceinfo : A priori, on est tenté de se dire que ce n'est pas dans l'intérêt des fournisseurs d'énergie d'appeler les Français à en consommer moins. C'est que le contexte est vraiment particulier ?

Patrice Geoffron : Oui, nous sommes dans une phase de guerre économique, qui est sans doute appelée à durer, et qui a comme épicentre l'énergie. Par ailleurs, des problématiques spécifiques qui sont liées à la disponibilité du parc nucléaire et à des problèmes sur l'hydroélectricité font que, quelle que soit l'énergie, on se tourne vers le gaz, l'électricité et le pétrole. On est en phase de déploiement d'un embargo vis-à-vis du pétrole russe et on voit apparaître des tensions. Ces tensions sont masquées par des boucliers tarifaires qui vont être maintenus dans l'année, mais qui, de fait, vont conduire à aller augmenter mécaniquement la dette publique de quelques dizaines de milliards d'euros.

Est-ce que l'objectif le plus immédiat pour ces trois fournisseurs d'énergie, c'est de ne pas se retrouver dans une situation où ils ne pourraient pas répondre à la demande des Français ?

Ce qui se joue en ce moment, c'est une anticipation de la difficulté que nous pourrions rencontrer l'hiver prochain en fonction de différents paramètres. Est-ce que le gaz russe aura été coupé ou non d'ici là ? Il y a de vraies raisons de le craindre aujourd'hui, bien plus qu'il y a quelques semaines. Et puis évidemment, cet horizon va dépendre des rudesses de l'hiver. Et en fonction de ces différents paramètres, on pourrait se trouver avec insuffisamment de gaz.

"La France n’est pas la plus mal placée, son portefeuille d'importation étant très diversifié. On dépend de fait assez peu du gaz russe, mais nos voisins en dépendent massivement. Et évidemment, nous allons devoir être solidaires."

Patrice Geoffron, professeur d'économie

à franceinfo

Parce qu'on ne peut pas imaginer que la France soit indemne si le gaz était coupé en Allemagne et que l'industrie allemande était à l'arrêt. Idem pour l'Italie.

Est-ce que ça peut vraiment créer une nette différence, de modifier un peu son comportement, quand on parle d'énergie et de carburant ?

Absolument, d'ailleurs, il faut bien avoir à l'esprit que nous sommes sur un continent qui s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 55% en 2030. Et la France est partie prenante de cette ambition collective. Donc finalement, cette guerre ne fait qu'accélérer les nécessités de réduire nos consommations énergétiques de manière générale et nos consommations d'énergie fossile en particulier. On a vu ce que pouvait être la puissance des efforts de sobriété lors du premier choc pétrolier, et, plus proche de nous dans le temps, on a vu que la continuité de l'activité économique de Fukushima avait été assurée par des efforts drastiques et extrêmement efficaces de réduction de la demande, en particulier du côté de la population.

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samedi 25 juin 2022

Salaire des enseignants : Pap Ndiaye promet un salaire mensuel de 2 000 euros net pour les professeurs débutants en 2023 - franceinfo

Dans une interview au "Parisien", le ministre de l'Education nationale a assuré également qu'une part salariale sera "conditionnée à des tâches nouvelles".

Article rédigé par

France Télévisions

Publié Mis à jour

Temps de lecture : 1 min.

Pap Ndiaye reprend la promesse d'Emmanuel Macron et de son prédécesseur Jean-Michel Blanquer. Alors que les salaires des enseignants français sont nettement inférieurs à la moyenne dans les autres pays de l'OCDE, le nouveau ministre de l'Education nationale a déclaré dans une interview accordée au Parisien qu'à partir de 2023, les professeurs débutants gagneront au moins 2 000 euros nets par mois. "Cette première [hausse de rémunération] sera non conditionnée et s'appliquera à tous les enseignants", a-t-il déclaré. Actuellement, un professeur stagiaire (en première année d’enseignement) gagne environ 1 500 euros par mois, comme l'avait vérifié TF1 en janvier dernier, alors qu'un titulaire, touche 1 800 par mois, lors de sa première année. 

Cette annonce intervient alors que Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat des enseignants du second degré, a prévenu au début du mois de juin que l'Education nationale était "quasiment dans un état d'urgence", en raison du manque de professeurs pour la rentrée prochaine. "Il n'y aura pas, contrairement au mantra ministériel, un professeur devant chaque classe", a-t-elle avancé sur France Inter. La raison de ce manque ? Les salaires pas assez attractifs.

"Quand un enseignant commence, il gagne 1,14 fois le Smic. Dans les années 80, il gagnait 2,2 fois le Smic."

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU

à France Inter

Le ministre a également évoqué la mise en place d'une "part salariale conditionnée à des tâches nouvelles". "Il s’agit de mieux rémunérer les enseignants, et d’ajouter un bonus pour ceux qui voudront aller plus loin", a-t-il précisé, sans donner plus de détails, expliquant que des discussions auraient lieu avec les organisations syndicales et que l'enveloppe budgétaire à caler.

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Macron confirme Borne comme première ministre et lui demande de former un gouvernement pour «début juillet» - Le Figaro

Ce gouvernement pourra être rejoint par des représentants de forces politiques prêtes à coopérer avec la majorité, à l'exception du RN et de LFI.

Emmanuel Macron a «confirmé» samedi sa confiance à Élisabeth Borne et chargé la Première ministre de conduire de nouvelles consultations des groupes parlementaires afin de former un «gouvernement d'action» pour «début juillet», a-t-il annoncé dans un entretien à l'AFP. «Voyant à la fois les refus et les disponibilités» qui se sont exprimés lors des premiers échanges avec les forces politiques, «j'ai décidé aujourd'hui de confirmer ma confiance à Élisabeth Borne», a expliqué le chef de l'État alors que le sort de la cheffe du gouvernement faisait l'objet de spéculations depuis l'allocution présidentielle de mercredi.

Le président de la République, qui s'est entretenu avec la cheffe du gouvernement samedi, a annoncé qu'il l'avait chargée durant la semaine prochaine de sonder les groupes politiques à l'Assemblée nationale sur un «accord de gouvernement», leur participation même à un gouvernement, leur position sur un vote de confiance à Élisabeth Borne le 5 juillet, et aussi sur le vote du budget de l'État à l'automne prochain.

Un gouvernement élargi

«À mon retour du G7 et de l'Otan (qui se tient jusqu'à jeudi, NDLR), la Première ministre me soumettra des propositions pour une feuille de route pour le gouvernement de la France sur les prochains mois et les prochaines années, et également pour la composition d'un nouveau gouvernement d'action au service de la France que nous mettrons en place dans les premiers jours du mois de juillet», a-t-il ajouté. Ce gouvernement pourra être rejoint par des représentants de forces politiques prêtes à coopérer avec la majorité. «J'ai confiance dans notre capacité collective à y arriver. J'ai confiance dans la capacité de la Première ministre à les faire émerger. J'ai confiance dans l'esprit de responsabilité des forces de gouvernement», a assuré le chef de l'État.

Reprenant la parole entre deux étapes de son marathon diplomatique qui le mène dimanche en Allemagne pour le G7 puis mardi à Madrid pour le sommet de l'Otan, Emmanuel Macron précise que «la base de ces discussions» avec la Première ministre sera le «cadre du projet présidentiel et de celui de la majorité présidentielle qui pourra être amendé ou enrichi». Et ce, avec pour ligne rouge de n'augmenter «ni les impôts ni la dette».

Malgré son revers aux élections législatives, Emmanuel Macron n'a pas renoncé à sa réforme des retraites visant à «travailler plus longtemps comme le font tous nos voisins, en tenant compte des conditions de travail et donc des règles de pénibilité, en prenant en compte les carrières longues». C'est, avec la réforme vers le plein-emploi, «les deux grandes réformes que nous devons conduire dans la concertation, sans totem ni tabou, mais en gardant un cap d'ambition». Le chef de l'État, à la recherche de renforts après avoir perdu dimanche dernier la majorité absolue à l'Assemblée, a toutefois écarté la possibilité d'un accord avec le RN et LFI.

Les alliés possibles, «ce sera des communistes aux LR. Les Français ont accordé une légitimité aux députés RN et LFI et ces partis ont une formation politique. Je ne confonds pas les extrêmes mais par leur expression, leur positionnement - j'ai toujours été clair sur ce sujet -, ces formations ne s'inscrivent pas comme des partis de gouvernement».

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Montpellier : à quelques heures de la marche, la Gay Pride s'organise dans l'appréhension et ouvre les portes - Midi Libre

Pour sa 27e marche, l'association Fierté Montpellier Pride a souhaité mettre l'accent sur le genre. 

"On attend 10 000 à 15 000 personnes, comme les dernières éditions." Chez Fierté Montpellier Pride, la pression monte d'un cran. Ce vendredi 24 juin, au Village associatif, au Peyrou, c'est l'effervescence pour le lancement de la Gay Pride, qui partira demain à 15 h. "On reçoit des messages de personnes qui viennent de toute la France, on accueille Romain Brau et Olivia Ciappa (acteur et photographe engagés LGBTQIA+, NDLR), les parrain et marraine de l'édition, il faut qu'on aille chercher les artistes pour demain soir", énumère Lucie, vice-présidente de l'association. 

La liste des préparatifs est longue : chars, musique, réservations d'hôtels, mise en place de la grande scène... Mais ce matin, c'est à un tout autre imprévu que Lucie et les autres bénévoles ont dû réagir rapidement. "En cinq minutes, le ciel s'est couvert et on a eu droit à un torrent de pluie." Heureusement, pas de victimes à déplorer, si ce n'est quelques pizzas. 

Et alors que le compte à rebours a commencé, d'autres inquiétudes, liées cette fois-ci à la sécurité de la marche, occupent l'esprit de Lucie. "C'est ma deuxième marche à Montpellier, je sais que d'habitude ça se passe bien, à part quelques bobos dans l'euphorie. Mais le phénomène des piqûres nous préoccupe un peu, nous serons très nombreux."

Les piqûres inquiètent

Une peur amplifiée par "les possibles violences", qui risqueraient de survenir, même en marge de la manifestation. "Je sais qu'ils ont eu des problèmes à Bordeaux, de violences homophobes à cause de certains groupes bien repérés. On m'a dit qu'ils n'étaient pas sur Montpellier, mais on se méfie toujours", poursuit la vice-présidente. Des interrogations qui ne sauraient ternir la joie de l'instant. "On va marcher fièrement, pour tous ceux qui se sont battus, ceux qui ont été victimes de violences et qui le sont toujours. Avec la police et la Croix Rouge, tout devrait bien se passer."

Pour cette 27e marche, et pour son grand retour au mois de juin, celle de l'année dernière ayant été décalée au mois de septembre, Fierté Montpellier Pride a élaboré un thème, autour du slogan Invisible n'est pas mon genre. L'occasion de mettre en avant les personnes transgenres et intersexes. "Elles subissent encore de nombreuses discriminations, nous voulons que les choses changent, en commençant par le sport notamment." 

Et pour prévenir et agir sur ces discriminations quotidiennes, une dizaine d'associations ont rejoint les jardins du Peyrou dans le Village mis en place sur les deux jours de l'événement. "Nous sommes là, si certains Montpelliérains rencontrent des problèmes sur leur lieu de travail, discrimination, harcèlement, affirme Rémi, qui tient le stand syndical de la Cfdt. Même pour ceux qui ne sont pas concernés par l'homophobie."

Plus loin, Bastien, de l'association nationale Aides, accueille les premiers participants face au van de dépistage. "On vient pour faire de la prévention sur le Sida, et il est même possible, pour ceux qui le souhaitent, de se faire dépister directement sur place." Alors que les premiers marcheurs arrivent déjà pour faire la fête, la journée de samedi promet d'être riche en couleurs, comme chaque année. 

Une journée animée et colorée !

Si les animations ont déjà commencé vendredi soir, elles se poursuivent toute la journée du samedi, sous les couleurs du Rainbow Flag. À partir de midi, tous les participants pourront se rendre au Village associatif, toujours au Peyrou. À 15 h, les organisateurs prendront la parole sur la grande estrade au bout des jardins et la marche des fiertés débutera à 15 h 30. Elle descendra les rues Foch et de la Loge pour arriver sur la Comédie, avant de repartir direction le Peyrou par Bd Bonne Nouvelle, Bd Louis Blanc, Bd Pasteur et Bd Henri IV. La journée se cloturera par l’Apéro Pride, le tout en musique, jusqu’à minuit.

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vendredi 24 juin 2022

ENS, Supélec, Polytechnique : plusieurs enquêtes pour viol ouvertes sur le campus de Saclay - Le Monde

Levée « l’omerta qui régnait sur le campus » de Saclay : plusieurs enquêtes ont récemment été ouvertes pour viol au sein de prestigieux établissements tels que l’Ecole normale supérieure, Polytechnique et CentraleSupélec, au sud de Paris. Le parquet d’Evry (Essonne) a fait savoir, vendredi 24 juin, à l’Agence France-Presse (AFP) avoir ouvert plusieurs enquêtes pour viol dans quatre grandes écoles situées sur le plateau de Saclay, en Essonne au sud de Paris, après avoir reçu « plusieurs plaintes ».

« La parole s’est libérée » dans « des lieux clos où il était difficile de parler et de se faire entendre, car il fallait préserver la réputation des établissements », s’est félicitée la procureure de la République Caroline Nisand, qui a ouvert des enquêtes à CentraleSupélec, l’Ecole normale supérieure (ENS), Polytechnique et à l’Institut d’optique. Parmi ces enquêtes pour viol, trois ont été confiées à des juges : une à CentraleSupélec et deux à l’ENS.

Les plaignantes sont toutes des étudiantes, qui dénoncent des faits récents ayant eu lieu au cours des dernières années, et les soupçons portent sur d’autres étudiants : il n’y a pas, « à cette heure, de rapport d’autorité » entre les plaignantes et les suspects, précise la procureure. La magistrate a souligné « une dynamique » de libération de la parole qui a contribué à « briser l’autocensure » et à « lever l’omerta qui régnait sur le campus » de Saclay, situé en banlieue parisienne. « Il est encourageant que les victimes osent parler et porter plainte. C’est à la justice de faire son travail », a commenté auprès de l’AFP la prestigieuse Ecole Polytechnique surnommée en France l’« X ».

Onde de choc

La magistrate estime que la parole a pu se libérer à partir de la diffusion d’un questionnaire interne de l’école d’ingénieurs CentraleSupélec, qui avait révélé une centaine de faits de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle et de viol sur l’année universitaire. Les résultats de cette enquête interne avaient été signalés par la direction de l’école à la procureure d’Evry, qui avait alors ouvert une enquête préliminaire en octobre 2021 et s’était rendue dans l’établissement pour échanger avec les étudiants réunis dans un amphithéâtre comble, accompagnée des gendarmes. « Les résultats de cette enquête nous ont sidérés », avait déclaré le directeur de l’école. « Si nous sommes engagés de longue date dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, nous étions loin d’en prendre l’exacte mesure », avait-il ajouté.

Désormais, deux enquêtes sont en cours à CentraleSupélec, à la suite de deux plaintes pour viol : une dirigée par le parquet et l’autre confiée à un juge d’instruction. Des révélations similaires avaient marqué Polytechnique, où la direction « sous le choc », avait signalé à la justice les résultats d’un questionnaire interne. D’après ce questionnaire, une étudiante sondée sur quatre disait avoir été victime d’agression sexuelle dans sa scolarité et onze élèves disaient avoir été victimes de viol ou de tentative de viol. Le parquet avait ouvert, en avril, une enquête.

A ce jour, le parquet d’Evry compte trois enquêtes préliminaires en cours, à la suite de deux plaintes pour viol à Polytechnique et d’un signalement. Deux enquêtes à l’Ecole normale supérieure (ENS) ont aussi été confiées, début juin, à des juges pour viol et agression sexuelle, à la suite de deux plaintes. Une enquête préliminaire est en cours à l’Institut d’optique pour viol et agression sexuelle.

Le Monde avec AFP

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Chrysoula Zacharopoulou : la secrétaire d'Etat juge «inacceptables» les accusations de viols la visant - CNEWS

Visée par des accusations de viols, la secrétaire d'Etat au Développement Chrysoula Zacharopoulou a réagi ce vendredi 24 juin, les jugeant «inacceptables».

Sa réaction était très attendue. La secrétaire d'Etat au Développement,à la Francophonie et aux Partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, visée par des accusations de viols, s'est défendue ce vendredi après-midi, les jugeant «inacceptables».

«Les accusations graves à mon encontre, portant sur des examens cliniques médicaux réalisés afin de diagnostiquer et de soigner la maladie de mes patientes, sont inacceptables et révoltantes», a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis par son avocat.

«Choquée et profondément blessée»

Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue de 46 ans spécialiste réputée de l'endométriose, est visée par deux plaintes pour viol et une troisième plainte pour violences sans incapacité de travail par personne chargée d'une mission de service public.

Disant avoir appris l'existence de ces plaintes par «voie de presse», elle s'est avouée encore «choquée et profondément blessée» et a assuré n'avoir «jamais imposé le moindre examen à aucune de mes patientes sans leur consentement». «Je n'ai pas connaissance du contenu de ces plaintes, dont je souligne qu'elles ont été déposées dans les jours qui ont suivi ma nomination au gouvernement et qui concernent des consultations qui seraient intervenues il y a plusieurs années», a-t-elle encore souligné, selon le communiqué.

Dans cette affaire, le parquet de Paris a ouvert une enquête, le 27 mai, après le dépôt de deux plaintes pour viol contre la secrétaire d’Etat au Développement, à la Francophonie et aux Partenariats internationaux. Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé l'information, les faits reprochés auraient été commis dans le cadre de sa profession de gynécologue.

Une troisième plainte pour violences a été déposée jeudi, selon le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. Les faits dénoncés se seraient produits lors d’un rendez-vous en 2018, pour soigner l’endométriose d’une patiente.

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Loi immigration : le président des Républicains dénonce "un hold-up démocratique" du Conseil constitutionnel - franceinfo

>> Ce direct est désormais terminé. La droite gronde. Le président des Républicains Éric Ciotti a dénoncé vendredi 26 janvier "...