dimanche 3 décembre 2023

Mort de Thomas à Crépol : La maire de Romans regrette que son décès ait été minimisé par rapport à celui de… - 20 Minutes

Marie-Hélène Thoraval, la maire DVD de Romans-sur-Isère estime que « contrairement à celle de Nahel, la mort de Thomas a été considérée comme un faits divers quasiment anecdotique ». — MOURAD ALLILI/SIPA

« Contrairement à celle de Nahel, la mort de Thomas a été considérée comme un fait divers quasiment anecdotique. » A la Une ce dimanche du Jounal du dimanche, qui la qualifie de « maire courage », Marie-Hélène Thoraval n’a pas mâché ses mots, évoquant un « traitement radicalement différent » entre les deux drames et déplorant notamment « l’absence de minute de silence à l’Assemblée nationale durant toute la semaine qui a suivi » le décès de l’adolescent, tué à l’issue d’un bal à Crépol (Drôme).

Dans une longue interview de deux pages, la maire divers droite de Romans-sur-Isère pointe du doigt l'« exaspération des Français » face à « ces groupes de jeunes » au « comportement insupportable ». « Les temps sont durs pour tout le monde. Les Français ne supportent plus de travailler, de respecter les règles, de payer des impôts tout en continuant d’être embêtés par ces profils que personne n’arrête vraiment », déplore-t-elle.

« Beaucoup d’anonymes m’ont supplié de tenir bon »

Quelques jours après son intervention sur BFM et les menaces de mort dont elle a fait l’objet, l’élue assure avoir reçu de nombreux soutiens. « Personne ne m’a dit que j’allais trop loin, beaucoup d’anonymes m’ont, en revanche, supplié de tenir bon, indique-t-elle. Ils me remercient d’avoir parlé pour eux parce qu’eux n’en peuvent plus. » Et de préciser qu’il y a dans le lot des « Français d’origine étrangère, exaspérés comme les autres », dénonçant « l’amalgame » que « ces délinquants font peser sur eux ».

Depuis la mort de Thomas, les regards se sont braqués sur le quartier de la Monnaie, connu pour ses violences urbaines, alimentées selon plusieurs sources policières par « une poignée de gamins ». Sur les neuf jeunes mis en examen, certains suspects seraient issus de cette cité pour laquelle 150 millions d’euros ont déjà été investis, « tous gouvernements confondus », assure l’élue. « Comment voulez-vous que j’entende ensuite que ces quartiers sont abandonnés et qu’ils n’ont de services ? », observe la maire, déplorant l’attitude des délinquants qui « crament plus vite » les équipements municipaux que « nous ne pouvons les reconstruire ».

Le week-end dernier, une centaine de militants d’ultradroite, venus en découdre, ont défilé dans la cité de la Monnaie, fumigènes à la main et scandant des slogans nationalistes. Une action condamnée par Marie-Hélène Thoraval : « Les problèmes ne peuvent se régler avec une telle violence. »

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Attaque au couteau à Paris : les «musulmans de France» appelés à la «vigilance» par le CFCM - Libération

Islamophobie

Le Conseil français du culte musulman redoutent ce dimanche 3 décembre que l’attentat de samedi soir à Paris, près de la Tour Eiffel, ne soit «instrumentalisé par des officines d’extrême droite».

La peur de représailles racistes. Après l’attaque meurtrière survenue samedi 2 décembre à Paris, «il est à craindre que ce drame tragique soit également instrumentalisé par des officines d’extrême droite pour exacerber les tensions et stigmatiser toute une communauté», s’inquiète le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans un communiqué.

La Grande Mosquée de Paris avait déjà lancé un appel similaire après la manifestation d’extrême droite de vendredi à Paris. Un rassemblement s’était tenu à l’appel d’un groupuscule de l’ultradroite («les Natifs») en hommage au jeune Thomas, tué lors d’une fête de village dans la Drôme. Environ 200 personnes s’étaient réunies place du Panthéon. «Des croix gammées sont taguées dans nos rues, des lieux de culte sont dégradés et nos concitoyens courent le risque d’être agressés en raison de leurs appartenances réelles ou supposées à une religion. […] Les musulmans de France vivent avec l’angoisse d’être pris pour cibles», alertait alors le recteur Chems-eddine Hafiz.

«De nombreuses mosquées de France ont été victimes de tags»

Samedi soir à Paris, un Français âgé de 26 ans connu pour sa radicalisation islamiste et ses troubles psychiatriques, s’est attaqué à coups de couteau à un jeune touriste germano-philippin, qui est mort, puis à deux autres personnes à coups de marteau. Ces dernières sont, elles, en «bonne santé», selon le gouvernement. «L’auteur présumé du drame aurait crié Allah Akbar après l’agression. Si ce cri se confirme, l’auteur présumé de l’attaque a associé à la barbarie et à la lâcheté de son crime abject contre des innocents la profanation de l’un des symboles musulmans sacrés de l’humilité devant Dieu et devant les hommes que représente l’expression Allah Akbar», souligne le CFCM.

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«D’ores et déjà, de nombreuses mosquées de France ont été victimes de tags, d’inscriptions racistes et de dégradations. Des responsables et fidèles musulmans ont reçu des menaces de mort. Des femmes portant un foulard ont été agressées ou insultées», énumère l’instance. Dans ce «contexte», elle «réitère son appel aux musulmans de France à l’extrême vigilance» et «exhorte les victimes à déposer systématiquement plainte et à ne rien sous-estimer».

«Les mots, les inscriptions, les insultes, les menaces sont souvent et malheureusement des annonciateurs d’actes plus graves», redoute le CFCM. Il appelle aussi les «responsables de mosquées» à «renforcer toutes les mesures de vigilance, de prévention et de protection déjà activées», notamment en équipant les bâtiments de «dispositif de vidéosurveillance».

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samedi 2 décembre 2023

Homme tué par une balle perdue à Dijon : « des gardes à vue en cours », selon le parquet - Le Monde

Des gardes à vue sont « en cours » à la suite des tirs survenus il y a une semaine à Dijon, qui avaient coûté la vie à un père de famille, a annoncé, samedi 2 décembre, le parquet de Dijon.

Le parquet « n’entend pas communiquer davantage » tant que ces gardes à vue, « susceptibles de se poursuivre jusqu’à lundi matin », sont en cours, précise-t-il dans un bref communiqué, sans fournir plus de détails.

Selon le journal L’Indépendant, deux hommes ont été interpellés jeudi, à hauteur de la frontière franco-espagnole, par les policiers des Pyrénées-Orientales. Les enquêteurs de la Côte-d’Or seraient venus les récupérer pour les interroger, précise-t-il.

Quatre personnes interpellées

Le quinquagénaire, père de famille, avait été tué à Dijon dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’il dormait dans son lit, victime « collatérale » de tirs en rafale visant un point de deal juste en dessous de son logement, selon les enquêteurs.

Quatre personnes ont depuis été interpellées, et une vingtaine d’opérations antistupéfiants ont été menées. Une compagnie de CRS avait, en outre, été dépêchée lundi 27 novembre en renfort à Dijon.

Le Monde avec AFP

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"La population a peur": à Crépol et Romans-sur-Isère, difficile retour à la normale deux semaines après la... - BFMTV

Les habitants de Romans-sur-Isère et Crépol restent marqués par la mort du jeune Thomas et font part d'un sentiment d'insécurité.

Une atmosphère pesante. Deux semaines après la mort du jeune Thomas, le drame de Crépol est encore dans tous les esprits. "Y a pas de mot, on se regarde, on ne fait que constater. On se demande ce qu'il s'est passé", témoigne, impuissante, une habitante de ce village de la Drôme.

Dans cette commune tranquille, certains décrivent une ambiance qui s'est transformée. "Les anciens ont peur de sortir de chez eux, les parents ont peur de laisser leurs enfants aller au sport", rapporte un proche de la famille de Thomas au micro de BFMTV.

"Avec la période de Noël où il y aura tous les marchés, la population a peur", poursuit-il.

Inquiétude dans le quartier de la Monnaie

À Romans-sur-Isère, où Thomas était scolarisé, une habitante dit elle aussi "faire attention". "À la tombée de la nuit, il y a toujours une petite insécurité. On y pense", témoigne-t-elle.

L'inquiétude gagne aussi le quartier de la Monnaie, où résident certains suspects interpellés et où l'ultradroite a mené une action violente samedi 25 novembre.

"Avant, Romans, c'était une ville tranquille. Je pouvais faire mes achats sans peur, sans regarder derrière moi", explique une habitante du quartier.

"Maintenant, je suis méfiante, j'ai peur pour mes enfants, j'ai peur pour mes parents", dit-elle.

Ce samedi 2 décembre, quelques dizaines de personnes ont bravé l'interdiction de la préfecture et se sont réunies dans le quartier de la Monnaie de Romans-sur-Isère. Un rassemblement en solidarité avec la famille de Thomas mais aussi en soutien des habitants du quartier qui se disent ostracisés depuis le drame.

"Unis contre ceux qui divisent" ou "Non à la récupération fasciste", proclamaient des pancartes brandies par les manifestants réunis après 13 heures sur une place du quartier populaire.

François Blanchard

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Double meurtre en Isère : Valentin, le fils de 15 ans en fuite, retrouvé à Montpellier - actu.fr

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Ce samedi 2 décembre, Valentin N., en fuite et recherché depuis un double assassinat, a été retrouvé à Montpellier. Les victimes de ce drame, qui a eu lieu dans l’Isère, seraient ses parents. 

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Des déplacements surveillés 

Les déplacements de l’adolescent étaient surveillés depuis l’abandon de la voiture de ses parents dans le Drôme. Ce sont par la suite les gendarmes de la section de recherches et leur groupe d’observation et de surveillance (le GOS) de Montpellier, qui l’ont localisé et interpellé. 

> Pour en savoir plus, c’est par là. 

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Hommage à Thomas : Gérald Darmanin se dit « scandalisé » après un rassemblement identitaire à Paris - Le Journal du dimanche

Un hommage à Thomas a rassemblé plus de 200 personnes place du Panthéon à Paris, ce vendredi 1er décembre.

Un hommage à Thomas a rassemblé plus de 200 personnes place du Panthéon à Paris, ce vendredi 1er décembre. © Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Un hommage à Thomas a rassemblé plus de 200 personnes place du Panthéon à Paris, ce vendredi 1er décembre. « Je suis scandalisé par la manifestation à Paris », a réagi le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Pourtant, le rendez-vous s’est déroulé sans encombre, sous haute surveillance policière. Les participants ont crié des slogans tels que « justice pour Thomas » ou « Français, réveille-toi ».

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Organisée par l’association Les Natifs, le rassemblement était initialement prévu devant la Sorbonne. Ce mercredi 29 novembre, le préfet de police, Laurent Nuñez, avait annoncé sa volonté d’interdire ce rassemblement. Il craignait des troubles à l’ordre public. Mais le tribunal administratif a suspendu l’arrêté préfectoral, quelques minutes avant l’heure du rassemblement, ce vendredi 1er décembre, estimant qu’il s’agissait d’une « atteinte grave à la liberté de manifester ».

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Une interdiction disproportionnée

« Les juges des référés considèrent que n'apparaît pas suffisant le risque que la tenue de la manifestation déclarée porte atteinte au respect de la dignité de la personne humaine et que soient commises des infractions pénales pour justifier l'interdiction prononcée par le préfet de police », a précisé le tribunal dans un communiqué, d’après BFMTV.

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« Le préfet de police sur mon instruction l'avait interdite, la justice l'a autorisée », a lancé Gérald Darmanin à l'Assemblée, à la toute fin de l'examen en commission du projet de loi immigration. Les juges des référés ont souligné le « caractère disproportionné » de « l’interdiction prononcée ».

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vendredi 1 décembre 2023

Procès de Monique Olivier : « Personne ne se souciait de nous »… Marie-Angèle Domèce, la victime invisible - 20 Minutes

Monique Olivier est notamment jugée pour sa complicité dans l'enlèvement et le meurtre de Marie-Angèle Domèce, tuée en 1988 à l'âge de 19 ans. Ses proches étaient entendus ce vendredi par la cour d'assises. — Benoit PEYRUCQ / AFP
  • Monique Olivier est jugée depuis mardi pour complicité dans l’enlèvement et la séquestration d’Estelle Mouzin en 2003, ainsi que dans l’enlèvement et le meurtre de Marie-Angèle Domèce en 1988 et de Joanna Parrish en 1990.
  • Les proches de Marie-Angèle Domèce ont témoigné ce vendredi à la barre de la perte de la jeune fille de 19 ans. « On se disait que comme on n’a pas de famille, on pouvait disparaître sans que personne ne s’en inquiète », se remémore une ancienne pensionnaire du foyer d’accueil où vivait la victime.
  • Le premier jour de son procès, Monique Olivier a exprimé ses « regrets » et affirmé « s’en vouloir pour tout ça ». Difficile ce vendredi de capter la moindre émotion.

A la cour d’assises de Nanterre,

Ses proches ont eu beau fouiller dans leurs archives, ils ne sont parvenus à réunir qu’une dizaine de photos. Quelques clichés d’identité ou de groupe sur lesquelles la jeune fille apparaît bien souvent au second plan. Marie-Angèle Domèce est considérée comme la troisième victime – tout du moins identifiée – de Michel Fourniret et Monique Olivier. C’est pourtant celle qu’on connaît le moins, celle dont on a le moins entendu parler. Presque une victime invisible. La jeune fille a disparu en juillet 1988, à l’âge de 19 ans, alors qu’elle se rendait à la gare d’Auxerre pour passer le week-end dans sa famille d’accueil. Le temps a fait son œuvre, certes. Mais pas seulement.

Écouter ses proches devant la cour d’assises de Nanterre qui juge depuis mardi Monique Olivier, c’est se replonger dans une courte vie cabossée. Véronique, sa sœur aînée, est la première à s’approcher de la barre. Cheveux bruns au carré, petites lunettes, elle peine à cacher son émotion. Tous les témoins le disent, les deux femmes étaient proches. Pourtant, elles ne se sont connues que deux – peut-être trois ans – avant sa disparition. Véronique confie n’avoir appris l’existence de cette petite sœur qu’à l’âge de 10 ou 12 ans.  « J’ai reçu une lettre de ma génitrice avec une photo de ma sœur à l’intérieur », retrace-t-elle, des sanglots étranglés dans la voix.

« C’est pas la peine de venir »

Leur mère a fui le domicile familial quelques années auparavant, laissant ses quatre enfants derrière elle. Ces derniers sont immédiatement placés mais leur père leur rend régulièrement visite. A la réception de la lettre, Véronique l’interroge : savait-il pour ce cinquième enfant ? Savait-il que leur mère était enceinte lorsqu’elle est partie ? Il assure qu’il l’ignorait à son départ mais l’avoir appris, au cours de l’année 1970, quand Marie-Angèle avait quelques mois. Il n’a jamais cherché à la rencontrer. Devenue adulte, Véronique Domèce décide de retrouver cette petite sœur. Les dates, les chiffres lui échappent aujourd’hui. C’était peut-être en 86 ou 87. Sa sœur était adolescente, peut-être 16 ou 17 ans. Ce dont elle se souvient parfaitement, en revanche, c’était la mise en garde du directeur du foyer : « Si c’est pour abandonner Marie-Angèle Domèce une deuxième fois, c’est pas la peine de venir. » A son tour, son père – décédé le week-end précédant l’ouverture du procès – tente de renouer avec cette enfant inconnue. Mais père et fille ne s’entendent pas du tout.

En 1988, Marie-Angèle à 19 ans. A l’exception de quelques week-ends passés chez sa sœur, elle quitte le foyer tous les vendredis soir pour rejoindre sa famille d’accueil. Alors ce vendredi soir, lorsqu’ils ne la voient pas arriver, ils s’inquiètent, contactent le foyer de la jeune fille qui leur répond de « ne pas s’affoler ». « Elle a sûrement fait une petite fugue », assure le directeur. La famille n’y croit pas. « Ce n’était pas dans ses habitudes, elle était trop contente de rentrer », assurera l’une des filles de sa nourrice aux enquêteurs. Sa sœur de lait, qui a partagé sa chambre pendant quatorze ans, n’envisage pas une seconde une disparition volontaire. Pas plus que ses copines du foyer. D’autant que si Marie-Angèle Domèce est parfaitement autonome, elle a un léger retard intellectuel. Tous ses proches la décrivent comme « timide », « réservée », « vulnérable ».

« Nous les enfants de la Ddass, on était très mal vu »

La gendarmerie, pourtant, ne prend pas l’affaire au sérieux, fait remarquer à ses proches qu’elle est majeure. Ni son foyer d’accueil ni sa famille biologique ne sont entendus. Pas plus que ses amies. Des années plus tard, quand elles seront entendues, nombre d’entre elles pourtant raconteront avoir vu un rôdeur devant le foyer. Certaines reconnaîtront sur des planches photographiques Michel Fourniret. Une amie de Marie-Angèle Domèce précisera que cette dernière avait le sentiment d’être suivie.

Ses proches en sont persuadés, le fait d’être une enfant placée à jouer contre elle. « Nous les enfants de la Ddass, on était très mal vu. On était des putes, des voleuses ou des droguées, personne ne se souciait de nous », confie l’une d’elles. Moins de huit mois après sa disparition, l’information judiciaire est classée sans suite, faute d’éléments. Pour Véronique, sa sœur, c’est un coup de massue. Mais à l’époque, elle n’a pas d’avocat, ne sait pas vers qui se tourner. « Pour moi, tout tombe à l’eau alors j’ai laissé tombée », confie-t-elle, dépitée à la barre. Dans le foyer aussi, cette décision est très mal vécue. « On se disait que comme on n’a pas de famille, on pouvait disparaître sans que personne ne s’en inquiète », se remémore une ancienne pensionnaire.

Monique Olivier impassible

Assise dans le box, Monique Olivier, silhouette voûtée, cheveux gris coupés court, écoute, impassible. Aucune émotion ne transparaît. Ni en écoutant les témoignages, ni en regardant les quelques photos de la victime. Elle ne cille pas quand tous la supplient de dire où est le corps. Si le premier jour de son procès, elle a exprimé ses « regrets », a affirmé « s’en vouloir pour tout ça », difficile ce vendredi de capter la moindre émotion. D’autant que le président, Didier Safar, refuse de l’interroger, préférant une longue audition à des réactions sur le vif. Reconnaît-elle la victime sur les photos ? Qu’a-t-elle à répondre à cette ancienne amie de la victime qui assure l’avoir vu avec Michel Fourniret devant le foyer ? Quid également de cette liste dressée par le tueur laissant sous-entendre qu’il y aurait 35 victimes. Dépité, Eric Mouzin, le père d’Estelle Mouzin, l’une des trois victimes, quitte la salle.

Monique Olivier sera entendue mardi matin sur les faits. Si elle a reconnu « tous les faits » au deuxième jour du procès se montrera-t-elle bavarde ? Devant la juge d’instruction, en 2018, Monique Olivier avait reconnu être présente dans la voiture avec Michel Fourniret lorsque Marie-Angèle Domèce a été enlevée, victime d’une tentative de viol puis tuée. Elle était alors enceinte de sept mois et savait bien que sa présence avait pour unique but de rassurer la victime et la pousser à se jeter dans la gueule de l’ogre.

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Loi immigration : le président des Républicains dénonce "un hold-up démocratique" du Conseil constitutionnel - franceinfo

>> Ce direct est désormais terminé. La droite gronde. Le président des Républicains Éric Ciotti a dénoncé vendredi 26 janvier "...