Depuis le début de cet été 2022, et plus particulièrement depuis le début du mois de juillet, vagues de chaleur et incendies spectaculaires se succèdent en France, sur fond de sécheresse inédite. Un tableau guère réjouissant qu’il est possible de dresser chez bon nombre de nos voisins.
Car, en réalité, c’est tout le continent européen qui brûle et s’assèche, sous l’effet d’une chaleur parfois exceptionnelle. C’est notamment ce que montrent les bilans mensuels établis par les organismes météorologiques français et européens, dont voici les principales conclusions.
Des records de chaleur un peu partout en Europe
Début août, Météo France indiquait sur Twitter que le mois de juillet 2022 était, avec une température moyenne agrégée de 23,2 °C, le troisième mois de juillet le plus chaud depuis le début des relevés, derrière les mois de juillet 2006 (24,3 °C) et 1983 (23,4 °C).
Les deux longues vagues de chaleur qui ont touché la France en juillet ont en effet contribué à faire monter la température moyenne et permis à certaines régions de battre des records. En France, Biarritz, Biscarrosse, Rennes ou Brest ou ont ainsi battu leur record absolu de chaleur courant juillet.
Les autres pays européens ont connu le même scénario, fait de températures moyennes élevées et de records locaux. Dans le sillage de Météo France, l’institut européen Copernicus a ainsi indiqué ce lundi 8 août que juillet 2022 avait été, à l’échelle du continent, le sixième plus chaud de l’histoire.
Comme il est souvent de rigueur en pareil cas, ce constat général cache d’importantes disparités régionales. « De nombreux records de température maximale pour un mois de juillet ont été battus au Portugal ou et en Irlande », indique ainsi Copernicus, qui rappelle par ailleurs que la barre des 40 °C a même été franchie pour la première fois en Angleterre. Le Danemark et la Suède ont également battu de records de chaleur à l’occasion de l’épisode caniculaire qui a touché la Scandinavie mi-juillet. En revanche, l’Europe de l’Est a été un peu plus épargnée par les fortes chaleurs.
Une partie « stupéfiante » de l’Europe concernée par la sécheresse
En manque de pluie depuis le printemps, la France connaît en ce mois de juillet une sécheresse inédite, d’une ampleur plus importante que celle qui, en 1976, avait tant marqué les esprits.
Symbole de cette aridité des sols : selon le site Propluvia, géré par le ministère de la Transition écologique, tous les départements de France métropolitaine sont concernés par au moins un arrêté restreignant l’usage de l’eau.
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Là encore, la situation n’est guère plus favorable chez nos voisins. « Une partie stupéfiante de l’Europe est actuellement exposée à des niveaux d’avertissement et d’alerte à la sécheresse », note ainsi en ce début de mois d’août Copernicus.
L’institut européen indique que, courant juillet, la situation s’est particulièrement dégradée en France donc, mais aussi en Allemagne de l’Ouest, en Italie du Sud, en Espagne, au Portugal en Grèce ou en Croatie.
Des incendies massifs sur tout le continent
Les dernières semaines ont également été marquées par des incendies aussi spectaculaires que dévastateurs. Cela a bien sûr été le cas en France, où les feux de forêts en Gironde et, dans une moindre mesure, dans l’ouest de la France, ont fait la une de l’actualité et emporté quelque 43 000 hectares de végétation rien qu’en juillet.
Mais le reste de l’Europe a connu des incendies encore plus massifs ce qui a propulsé le total d’hectares brûlés en Europe à des niveaux inédits. C’est notamment ce que montre le graphique suivant, qui représente l’évolution depuis le début de l’année du cumul de la surface brûlée par des incendies sur le Vieux Continent.
On y note que la surface brûlée par des feux en 2022 est pour le moment près de 4 fois supérieure aux niveaux normaux. Cela est notamment dû à un très important feu survenu en mars en Roumanie mais aussi, et peut-être surtout, à un mois de juillet extrêmement dévastateur, au cours duquel près de 280 000 hectares de végétation auront brûlé.
En plus de la France, l’Espagne et le Portugal ont été particulièrement touchés, avec respectivement 154 200 et 48 600 hectares partis en fumée rien qu’en juillet.
Et, comme le notait fin juillet Jesus San Miguel, coordinateur du Système européen d’information sur les feux de forêt, « nous n’en sommes même pas à la moitié de la saison des feux ». Le pire est donc, peut-être, encore à venir.
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