ENQUÊTE - Le scandale a entraîné une chute des commandes publiques. Mais les professionnels espèrent que la loi en préparation permettra, paradoxalement, de relancer les affaires.
Le rideau est tombé en France pour l’américain McKinsey. Emporté dans un scandale d’État et une tourmente médiatique au lendemain de la pandémie, le géant du conseil était jugé trop influent sur la gestion des crises et l’élaboration des politiques publiques. Désormais, il tente de faire preuve de discrétion dans le pays… Pour le plus grand bonheur de ses rivaux, passés sous les radars au moment de la polémique, et qui profitent aujourd'hui de ses déboires. «Nous avons pris la décision en 2021 de ne plus participer à des appels d'offres publics en France jusqu'à nouvel ordre», confie au Figaro Jean-Christophe Mieszala, associé senior chez McKinsey.
Les critiques de l’opinion publique et les révélations de la commission d’enquête sénatoriale sur les achats de prestations de conseil par l'État ont mis à mal une partie de ce marché. «Disons que certaines administrations publiques n'appellent plus aujourd’hui pour un oui ou pour un non…», résume un associé parisien d'un grand cabinet de conseil. «Il y a un ralentissement des commandes publiques auprès des cabinets de conseil, dû à une certaine autocensure des responsables des administrations et des ministères», abonde côté David Ifrah, délégué général…
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