KIRAN RIDLEY / AFPDes manifestants de la marche pour la vie à Paris le 21 janvier 2024.
KIRAN RIDLEY / AFP
Des manifestants de la marche pour la vie à Paris le 21 janvier 2024.
AVORTEMENT - « L’IVG, c’est sacré. » Plusieurs Femen ont infiltré ce dimanche 21 janvier la manifestation annuelle des anti-avortement à Paris dite « marche pour la vie », afin de réaffirmer le droit des femmes à avoir accès à l’interruption volontaire de grossesse.
Torses nus, lettres noires écrites dans le dos et sur la poitrine, un mégaphone et une bannière, les quatre Femen ont voulu faire passer leurs messages tels que : « mon corps, mes droits », « l’IVG c’est sacré », « louée soit l’IVG constitutionnalisée », « marche de l’enfer annulée ».
Sur leur compte X (ex-Twitter), des vidéos ont été postées montrant leur préparation puis leur arrivée dans le cortège. On peut voir les militantes débarquer avec leur banderole le poing levé. Elles sont vite interrompues par les manifestants pro-vie qui leur arrachent la banderole des mains, puis elles sont arrêtées par les forces de l’ordre.
234 000 IVG en 2022
« Nous n’avons depuis (leur interpellation) aucune nouvelle. La police est plus prompte à embarquer celles qui défendent le droit à avorter que celles et ceux qui marchent contre », ont dénoncé les Femen sur leur comtpe X.
La « marche pour la vie » est organisée chaque année à la date anniversaire de la promulgation de la loi Veil, qui a rendue légale l’IVG le 17 janvier 1975. Ce dimanche, les participants - 15 000 selon les organisateurs, 6 000 selon la police - dénonçaient l’inscription de l’IVG dans la Constitution mais aussi la future loi sur la fin de vie.
Selon les derniers chiffres officiels, 234 300 IVG ont été enregistrées en France en 2022.
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Invité du «Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Paris Première» dimanche, le ministre de l’Agriculture a refusé toute comparaison entre les manifestations actuelles et la crise des «gilets jaunes» il y a cinq ans.
Cinq ans après la crise des «gilets jaunes», dont le traumatisme reste vif au sommet de l'État, Emmanuel Macron a demandé aux préfets de se rendre ce week-end auprès des manifestants pour tenter de contenir la grogne et éviter que la protestation ne s'inscrive dans la durée.
Refusant de «comparer» la situation actuelle avec la grande jacquerie de 2018, Marc Fesneau a balayé tout «amalgame» et affirmé qu'il n'y «avait pas du tout (...) de panique» au sein de l'exécutif. «Le chef de l'État nous a demandé collectivement de nous mobiliser pour percevoir ce qui est cette crise et d'essayer d'y répondre», a sobrement résumé le ministre de l’Agriculture, appelant «tout le monde à ne pas rentrer dans la surenchère». Alors qu'il devait présenter ce 24 janvier en Conseil des ministres, son projet de loi sur «le renouvellement des générations en agriculture», Marc Fesneau a annoncé, lors du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-M6-Paris Première ce dimanche, le report du texte «de quelques semaines».
En cause notamment, la colère des agriculteurs français qui ne faiblit pas depuis qu’ils ont rejoint le mouvement européen il y a quatre jours. Près de Toulouse, l’autoroute A64 reste ainsi bloquée par des manifestants, tandis que des locaux de la Direction régionale de l'environnement (DREAL) ont été soufflés par une explosion à Carcassonne. «Cela est insupportable, que le bâtiment soit vide ou non. Je ne trie pas dans la violence. La justice est saisie, j'espère qu'on trouvera les auteurs. (...) Je dénonce la violence d'où qu'elle vienne, elle ne peut pas être un moyen d'action», a réagi le ministre de l’Agriculture. Survenue dans la nuit de jeudi à vendredi, l’attaque - revendiquée par le «Comité d'action viticole» - a marqué un tournant dans la mobilisation.
Denormandie «serait utile à la majorité» pour les Européennes
Parmi les revendications des agriculteurs français se trouve notamment la dénonciation d’une concurrence venue d'autres pays européens, qu'ils jugent déloyale, ainsi que des normes environnementales trop contraignantes. En réponse, le gouvernement rappelle que «le budget de l’agriculture (...) est le budget qui augmente le plus». «On met des moyens auprès des agriculteurs pour les accompagner dans les transitions et pour améliorer leur compétitivité», vante le ministre. Alors que Gabriel Attal doit recevoir le principal syndicat agricole ce lundi, Marc Fesneau a appelé les organisations syndicales agricoles «à formuler des propositions», pour sortir de la crise.
En déplacement ce samedi dans une exploitation viticole du Médoc, Jordan Bardella a directement mis en cause l’Union européenne et le président de la République dans la crise. Conscient que, au-delà de l’opposition, les cortèges ciblent eux aussi Bruxelles et les directives qui émanent des Vingt-Sept, Marc Fesneau persiste à penser que l’Union est le bon échelon. «Il faut faire du sujet européen un sujet central parce que l'avenir de la France c'est l'Europe», soutient-il. Avant de laisser entendre que son prédécesseur au ministère de l’Agriculture, Julien Denormandie, pourrait justement conduire la liste macroniste aux européennes du 9 juin. Aujourd’hui en retrait de la vie politique, ce dernier incarne «quelque chose qui serait utile à la majorité». «Il a quelque chose qui est utile dans le débat public», glisse son successeur.
Lorsque le terroriste fait de vous une otage, votre réflexe de survie sera d’abord celui de la soumission.
Quand [Radouane] Lakdim me découvre cachée sous un bureau, je l’entends dire « ben voilà mon otage, viens on appelle les flics ». Je le prends d’abord pour un petit con, paumé, nerveux. Jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agit d’un terroriste entraîné à tuer, et qu’il vient de le faire. Je baisse alors volontairement la tête, en ne regardant plus que le sol dans un premier temps. Ne pas paniquer, rester lucide au point d’éviter l’éventuelle...
Lorsque le terroriste fait de vous une otage, votre réflexe de survie sera d’abord celui de la soumission.
Quand [Radouane] Lakdim me découvre cachée sous un bureau, je l’entends dire « ben voilà mon otage, viens on appelle les flics ». Je le prends d’abord pour un petit con, paumé, nerveux. Jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agit d’un terroriste entraîné à tuer, et qu’il vient de le faire. Je baisse alors volontairement la tête, en ne regardant plus que le sol dans un premier temps. Ne pas paniquer, rester lucide au point d’éviter l’éventuelle ligne de mire d’un tireur d’élite. Ce huis clos durera une quarantaine de minutes au cours desquelles il me répète qu’il ne veut pas me faire de mal, juste mourir en martyr. Mais c’est plus vicieux que cela, il se sert de moi comme d’un bouclier, et s’en fout que je prenne une balle perdue.
Lorsqu’une première colonne de forces de l’ordre investit le magasin, pensez-vous d’ailleurs que votre heure est venue ?
Quand ces cinq hommes mettent Lakdim en joue, il pose le canon de son arme sur mon crâne et glisse un couteau au niveau de mes côtes. Il se met à trembler, son pistolet se met à trembler. Je sens que la balle va partir toute seule. Je pèse mes mots pour lui dire de ne pas me tuer sans faire exprès. Et soudain surgit ce gendarme qui, d’une voix claire et autoritaire, crie sur ses collègues « vos gueules, reculez, je prends ! », puis demande au terroriste de « relâcher la petite dame » tout en se désarmant.
Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est décédé le 24 mars 2018 des suites de ses blessures subies la veille, lors de l’attentat du Super U de Trèbes.
Archives AFP PHOTO/« LA GAZETTE DE LA MANCHE »
« C’est dérisoire, mais aujourd’hui encore, je sors avec un canif dans la poche »
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Certains, notamment au sein de son institution, ont murmuré qu’en se sacrifiant ainsi, le colonel Beltrame avait été aussi insubordonné qu’imprudent.
Mais il ne s’est pas sacrifié, il a pris le risque de le faire, comme les vrais militaires ont ça bien ancrés en eux. Vu la tournure des évènements et le niveau de tension, c’était d’ailleurs la seule façon de me sauver la vie. Certains auront en effet des mots très durs, même auprès de moi, pour qualifier son choix. Mais j’insiste sur le fait que la manière dont il est entré en négociations avec le terroriste était extrêmement professionnelle, et je reste persuadée qu’il pensait s’en sortir vivant.
Le jour de sa mort [le lendemain de l’attentat, NDLR], vous demandez à voir sa dépouille, tout en craignant de croiser ses proches.
Encore une fois, et au risque de choquer, je ne me suis jamais sentie coupable du risque qu’il a pris pour moi. Contrairement à ce que l’on a pu me faire dire, alors que je n’avais jamais pris la parole publiquement avant aujourd’hui (2). C’est mon père, médecin généraliste habitué à gérer des situations compliquées, qui m’a suggéré d’aller le voir sur son lit de mort. La meilleure idée qui soit. Douloureuse, mais comme le premier des nombreux hommages que j’allais lui rendre. Et pour moi, le début d’une forme de deuil.
Sa veuve finira par vous écrire. De belles choses, alors que vous redoutiez d’être à ses yeux la personne la plus détestable au monde ?
Dans sa lettre, Marielle m’a dit avec beaucoup de délicatesse que son mari n’avait fait que son devoir, conformément à ses valeurs. C’est très beau, et d’autant plus fort venu de sa part, alors même que je mettrai plusieurs mois à lui répondre. Mais j’ai fini par me faire un devoir de la rencontrer pour lui dire à quel point j’avais du respect pour son mari. Et surtout lui décrire son grand professionnalisme lors de son intervention.
Votre témoignage est un hommage, mais aussi un cri de colère. Contre certains avocats, la prise en charge des victimes, mais d’abord, contre les journalistes…
Les chaînes d’info, notamment, ne m’ont rien épargnée. Harcelant tout un village, faisant le siège de mon domicile au point que j’ai dû le quitter. Me cacher. Et finalement, sombrer peu à peu, pour des années. Je comprends que les journalistes et le public soient avides de ce genre de témoignages, mais les victimes en état de sidération ne sont pas toujours prêtes à être dignes, à trouver les bons mots.
Aujourd’hui, à 45 ans, et après une lente reconstruction, vous dîtes vous méfier encore « furieusement de tout le monde ». Ne serez-vous donc jamais en paix ?
Autant sur le coup, j’ai assuré, autant la peur m’a envahie petit à petit. Tous les matins, il me faut vaincre mes phobies pour emmener ma fille à l’école. Ne pas paniquer lorsque mon mari a cinq minutes de retard. Chaque déplacement dans l’espace public me fait imaginer le pire. Au point que je m’y prépare comme on va au combat. Chaussures de sport pour courir plus vite, canif dans la poche… C’est dérisoire, mais c’est ma stratégie de défense. Alors j’espère que le procès qui s’ouvre aujourd’hui [lundi 22 janvier, NDLR] permettra enfin à mon cerveau de me laisser tranquille.
(1) Julie Grand est un pseudonyme.(2) « Sa vie pour la mienne », Julie Grand, Éd. Artège, 16,90 €, 180 p., est sorti le 10 janvier 2024.
D'après une étude, le durcissement de l’accès aux prestations sociales, inscrit dans le projet de loi immigration, pourrait toucher plus de 110.000 étrangers qui risqueraient de basculer dans la grande pauvreté.
Un texte aux mesures très brutales pour des milliers de personnes ? Alors que le Conseil constitutionnel doit se prononcer le 25 janvier prochain, quant à la validité de certains articles présents dans le projet de loi immigration, une étude a cherché à démonter que le principe de préférence nationale pourrait plonger un grand nombre de gens dans la précarité.
En effet, le collectif militant d’agents de l’État a mesuré l’impact du durcissement de l’accès aux prestations sociales, prévu par le texte, sous l’impulsion de la droite sénatoriale.
Ainsi, le conditionnement des allocations familiales ou encore de l’allocation personnalisée d’autonomie pour les étrangers non-Européens à une durée de présence sur le territoire d’au moins 5 ans ou d’une durée d’activité professionnelle minimale, impacterait la vie «d’au moins 110.000 personnes, dont 30.000 enfants». Ces derniers tomberaient ainsi dans la grande pauvreté.
Jusqu’à 700.000 personnes touchées
Dans l'«hypothèse maximale», intégrant des familles monoparentales ou des couples dont l'un des conjoints serait français, 700.000 personnes pourraient même être concernées.
Pour Serge Slama, professeur de droit public à l'université Grenoble-Alpes qui a coordonné le travail d'une coalition de juristes, universitaires et responsables associatifs qui ont adressé une salve de contributions extérieures au Conseil constitutionnel, il est «presque sûr» que les Sages «vont enterrer» ces mesures qui introduisent une discrimination «contraire à la Constitution».
Emmanuel Macron a, quant à lui, indiqué mardi, lors de sa conférence de presse, qu’il se rangerait derrière la décision du Conseil constitutionnel, qu’il a lui-même saisi.
Au-delà du bilan comptable, de nombreuses associations, ONG, syndicats et une partie de la gauche dénoncent depuis l'adoption du texte une bascule «morale» du gouvernement, accusé d'avaliser avec cette loi les thèses de l'extrême droite.
Les pères auront le droit au même temps de congé de naissance que les mères. pololia - stock.adobe.com
TÉMOIGNAGES - La réforme, encore floue, annoncée par le président de la République ne permettra plus aux parents d’être rémunérés au-delà de six mois de congé parental.
Ce mercredi 17 janvier, la page Facebook «En congé pour nos bébés» bruisse de rumeurs inquiètes. «Vous savez à partir de quand il va l'appliquer svp ?» ; «c'est rétroactif ?» «je souhaitais un 3eme bébé, bah là, du coup je pense ne pas concrétiser ce projet», écrit Charline. Pas possible pour elle qui a déjà frôlé une dépression du post-partum d’être contrainte de revenir au travail six mois après un accouchement. La crainte de ces mères ? La réforme du congé parental, annoncée mardi par le président de la République lors d'une conférence de presse où il a affirmé la nécessité d'un «réarmement démographique»en raison d’une baisse inouïe de la natalité. Le congé parental qui peut permettre aux parents de suspendre ou réduire leur activité professionnelle jusqu'aux trois ans de leur enfant sera rebaptisé «congé de naissance« ; raccourci - six mois par parent, un an maximum - et mieux «rémunéré» que les chiches 429 euros/mois actuels. Une bonne nouvelle en théorie. Que la quinzaine…
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Dans l’atelier des Forges de Tarbes qui produit des obus de 155 mm, la munition des canons d’artillerie français Caesar utilisés par les forces armées ukrainiennes, le 4 avril 2023. LIONEL BONAVENTURE / AFP
Alors que l’Ukraine va entrer dans sa troisième année de guerre avec la Russie, l’aide occidentale tente de s’inscrire dans la durée. La France a annoncé, jeudi 18 janvier, le lancement d’une coalition chargée d’organiser et de pérenniser le soutien des alliés de Kiev en matière d’artillerie. Les « feux », comme les appellent les militaires, sont aujourd’hui un vecteur essentiel pour tenir la ligne de front, figée depuis l’échec de la contre-offensive ukrainienne lancée au début de l’été 2023.
Cette nouvelle coalition, qui sera pilotée par la France et les Etats-Unis, « vise à fédérer les efforts des nations participantes pour aider l’Ukraine à disposer, à court et à long terme, d’une force d’artillerie adaptée aux besoins de la contre-offensive et de son armée de demain », indique-t-on à Paris. Le ministre des armées, Sébastien Lecornu, devait officiellement inaugurer la première réunion de cette instance, jeudi, à Paris, en présence de représentants de vingt-trois pays. Son homologue ukrainien, Rustem Umerov, qui devait être présent, a finalement annulé sa venue « pour des raisons de sécurité » et ne devait y participer que par visioconférence.
Ce nouveau groupe de travail fait partie des « coalitions de capacité » décidées en octobre 2023 par le groupe de contact pour la défense de l’Ukraine, aussi appelé groupe de Ramstein, qui coordonne les contributions de la cinquantaine de pays alliés de Kiev. Plusieurs de ces coalitions ont été lancées ces dernières semaines : le Royaume-Uni et la Norvège pilotent la coalition consacrée à l’armement maritime, l’Estonie et le Luxembourg celle sur les technologies de l’information, les Etats-Unis et les Pays-Bas celle sur les forces aériennes…
Mettre un peu d’ordre dans l’aide militaire
Paris a également obtenu de mener, au côté de l’Allemagne, la coalition sur la défense antiaérienne, dont les premières réunions de travail ont eu lieu en décembre, à Berlin. Un moyen pour la France d’afficher son soutien à l’Ukraine, mais aussi de tenir son rang face à ses partenaires, alors qu’elle est régulièrement critiquée pour la supposée faiblesse de son soutien militaire. « La France voulait être présente sur des segments critiques pour les Ukrainiens », confirme une source militaire française.
Même si aucune capitale ne l’exprime ainsi, ces coordinations ont été aussi créées pour mettre un peu d’ordre dans l’aide militaire apportée à Kiev. En quête permanente de nouveaux matériels pour alimenter leurs troupes, les Ukrainiens ont accepté toutes les cessions proposées par leurs alliés, et se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un parc très hétéroclite, difficile à entretenir et à alimenter en munitions. « L’idée est de pousser l’Ukraine à rationaliser son outil de défense, avec des matériels aux standards de l’OTAN et interopérables avec nos armées », explique un haut gradé français.
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La nouvelle ministre de la Culture Rachida Dati et le président de la République Emmanuel Macron. AFP / BERTRAND GUAY / AFP / LUDOVIC MARIN
Le président de la République se rendra aux Ateliers Médicis de Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis) avec sa nouvelle ministre de la Culture.
Le symbole n’a rien d’anodin. Après les nominations la semaine dernière, après les justifications en conférence de presse, place aux déplacements communs. Pour sa première visite ce jeudi en sa qualité de ministre de la Culture, Rachida Dati sera accompagnée d’Emmanuel Macron. Les deux personnalités iront aux Ateliers Médicis de Clichy-Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Une démarche à forte dimension politique, tant l'arrivée de la maire du 7e arrondissement de Paris au gouvernement a attiré les lumières ces derniers jours.
Selon l'Élysée, le lieu est dédié aux voix artistiques nouvelles. «Lors de ce déplacement, le chef de l'État échangera avec des jeunes des communes de Clichy et Montfermeil sur l'émancipation par la culture. Il réaffirmera sa volonté de continuer à œuvrer pour donner un meilleur accès à la culture et d'en faire un levier d'égalité des chances, dans les quartiers populaires, en zones rurale et urbaine», a ainsi précisé le Palais.
Des qualités «utiles à la culture»
Au cours de sa conférence de presse mardi soir, le président de la République a justifié cette nomination très commentée. Emmanuel Macron en a profité pour dresser des lauriers à sa nouvelle ministre, et vanter ses qualités «utiles à la culture», permettant d’«ouvrir des portes» et de «mettre fin à cette France du “c'est pas fait pour moi”.» «Le président de la République m'a fait l'honneur de me proposer ce ministère. C'est vrai qu'au début, j'ai été interloquée», avait, de son côté, confié mardi l’ancienne sarkozyste lors de ses vœux municipaux. Avant qu’Emmanuel Macron lui «explique ce qu'il attendait d’(elle)». Puis, Rachida Dati «n'a pas hésité.»