dimanche 24 décembre 2023

Loi immigration : après le vote, François Bayrou insiste pour « un renouvellement » au gouvernement - Sud Ouest

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samedi 23 décembre 2023

Yvelines : quatre membres d'une même famille meurent dans un choc frontal entre deux voitures - France Bleu

Un accident de la route a fait quatre morts, cette nuit, dans les Yvelines, a appris franceinfo auprès de la gendarmerie. Le choc frontal entre deux voitures a eu lieu sur la départementale D307, au niveau de Saint-Nom-la-Bretèche.

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Le conducteur d'une voiture a perdu le contrôle de son véhicule, avant de franchir la barrière de séparation et de percuter la voiture qui arrivait en face. À l'intérieur se trouvaient quatre personnes : deux parents âgés de 71 et 62 ans, leur fille de 32 ans et son conjoint de 34 ans. Aucun d'eux n'a survécu à l'accident.

Le conducteur de la voiture qui a dévié est âgé d'une vingtaine d'années et est légèrement blessé, on ne sait pas encore pourquoi il a perdu le contrôle de son véhicule. Les dépistages d'alcoolémie et de stupéfiants sont négatifs, toujours selon la gendarmerie. Il n'est pas connu de la justice.

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Ce que l'on sait de l'avion immobilisé à l'aéroport de Paris-Vatry en raison de soupçons de "traite d'êtres humains" - franceinfo

Un avion est immobilisé depuis jeudi 21 décembre à l'aéroport de Paris-Vatry (Marne), à 150 km de la capitale, en raison d'un signalement anonyme faisant état d'un possible "trafic d'êtres humains", selon le parquet de Paris. L'appareil, qui ne faisait qu'une simple escale technique entre Dubaï et Managua, est retenu sur le tarmac à la demande des autorités.

A son bord se trouvaient 303 passagers de nationalité indienne, dont des mineurs non accompagnés. Deux personnes ont été placées en garde à vue, et une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Franceinfo résume ce que l'on sait de l'affaire. 

Des soupçons de "traite d'êtres humains"

L'Airbus A340 de la compagnie roumaine Legend Airlines devait effectuer un trajet entre Fujaïrah près de Dubaï (Emirats arabes unis), et à destination "peut-être intermédiaire" du Nicaragua, a relayé le parquet. A son bord, 303 passagers de nationalité indienne, et un équipage roumain. L'appareil a atterri jeudi vers 15 heures à l'aéroport de Paris-Vatry pour une halte de ravitaillement.

C'est à ce moment-là qu'il a été immobilisé, après que les autorités ont reçu un "renseignement anonyme" pouvant provenir d'une ONG. "Des vérifications d'identité ont été effectuées sur les 303 passagers et sur les personnels navigants", sur fond de soupçons de "traite d'être humains", a déclaré le parquet de Paris à France Télévisions. 

Des mineurs non accompagnés parmi les passagers

Dans un premier temps, les passagers sont restés dans l'appareil, où ils ont pu se restaurer, selon la préfecture de la Marne. Ils ont ensuite été conduits dans le hall d'accueil de l'aéroport, transformé en zone d'attente pour étrangers par arrêté préfectoral. Ils y ont été pris en charge par une trentaine de bénévoles de la protection civile. "On a apporté des plateaux-repas, de quoi supporter l'attente, de l'eau, du café, du thé. Il y a beaucoup de végétariens. Il y a aussi de nombreux enfants, il a fallu apporter des couches, du lait", a détaillé Patrick Jaloux, président de la protection civile de la Marne, à France 3 Grand Est. Des lits ont également été installés sur place, et des bâches dressées devant les baies vitrées du hall d'accueil.

Onze mineurs non accompagnés figurent parmi les 303 passagers indiens du vol immobilisé, a fait savoir le parquet, ajoutant qu'ils se sont vus désigner des administrateurs "ad hoc". La protection civile précise que l'âge de ces mineurs va "d'un bébé de 21 mois à un adolescent de 17 ans".

Plusieurs autorités ont été saisies pour auditionner et vérifier les conditions et objectifs de transports des passagers, a expliqué le parquet à l'AFP. Il s'agit de la direction nationale de la police aux frontières, dont l'OLTIM (Office de lutte contre le trafic illicite de migrants), la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA), ainsi que la brigade de recherche de Vitry-le-François (Marne).

La compagnie aérienne nie toute responsabilité

La compagnie roumaine Legend Airlines, propriétaire de l'avion, nie toute responsabilité. "La compagnie estime qu'elle n'a rien à se reprocher, n'a commis aucune infraction et se tient à disposition des autorités françaises", a assuré Liliana Bakayoko, avocate de la compagnie, à l'AFP. L'entreprise compte "se porter partie civile si des poursuites sont initiées par le ministère public, ou porter plainte" dans le cas contraire, a-t-elle ajouté.

"Tous les membres de l'équipage ont été auditionnés et autorisés à repartir librement, et à rentrer chez eux s'ils le souhaitent", a-t-elle précisé à l'AFP samedi matin. "La compagnie coopère avec les autorités françaises dans toute la mesure du possible", a-t-elle affirmé à France Télévisions. 

Selon la plateforme Flight Radar, qui enregistre le trafic aérien, l'avion immobilisé effectue régulièrement des trajets entre les Emirats Arabes Unis et l'Amérique centrale. Depuis fin juin, il a assuré cinq liaisons entre Fujaïrah et Managua, et deux entre Fujaïrah et San Salvador (Salvador), avec escale par l'aéroport de Paris-Vatry. D'après l'AFP, l'avion est totalement blanc, sans le nom d'aucune compagnie. 

Une enquête ouverte 

Les passagers indiens sont susceptibles d'être victimes de "traite des êtres humains en bande organisée", un crime passible de 20 ans de réclusion criminelle et 3 millions d'euros d'amende, rappelle le parquet de Paris. Selon une source proche du dossier interrogée par France Télévisions, deux passagers disposant de nombreux passeports et d'argent liquide ont été placés en garde à vue. Elles ont été prolongées samedi soir "pour une durée maximale de 48 heures", a déclaré le parquet. Le but : "vérifier si leur rôle a pu être différent de celui des autres dans ce transport", a-t-il expliqué.  

L'enquête judiciaire sur les conditions et objectifs de transport des passagers a été confiée à la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, "au regard du nombre de personnes concernées et du caractère international des potentielles investigations à mener", a précisé le parquet de Paris, auquel l'entité est rattachée. Elle vise à "vérifier si des éléments viendraient corroborer" les soupçons de traite d'être humains.

Des audiences devant un juge des libertés et de la détention débuteront dimanche pour maintenir "si nécessaire" dans la zone d'attente de l'aéroport les passagers du vol, a déclaré la préfecture de la Marne à l'AFP samedi dans la soirée. Les audiences devraient débuter à 9 heures et se poursuivre jusqu'à lundi, a affirmé le bâtonnier de Reims, Me Pascal Guillaume.

L'hypothèse d'une route migratoire vers les Etats-Unis

"C'est la première fois, à ma connaissance, qu'un avion entier avec tous ces passagers est immobilisé pour manifestement des suspicions des êtres humains", constate Emmanuel Daoud, avocat pénaliste spécialiste du droit international, auprès de France 2. L'hypothèse d'une nouvelle route migratoire, mise en place par des réseaux mafieux, pourrait expliquer l'immobilisation de cet avion à Vatry.

Ce phénomène migratoire a un nom : le "donkeying". "Les Indiens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les Etats-Unis illégalement par l'Amérique du Sud. C'est même le 4ᵉ contingent de migrants illégaux vers les Etats-Unis, par l'Amérique centrale précisément", explique Angélique Forget, correspondante de France Télévisions en Inde. Le 'donkeying', c'est "parce qu’ils font les mules ["donkey", en anglais]. Ils avancent lentement, mais vont au bout", précise-t-elle. 

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vendredi 22 décembre 2023

Qualité du réseau, nombre d'abonnés, montant de l'investissement… tout savoir sur la gratuité des transports à Montpellier - Midi Libre

Cinq, quatre, trois, deux, un ! Après un compte à rebours festif à 19 h, les transports en commun sont devenus gratuits pour les 500 000 habitants de la métropole de Montpellier, l'une des plus grandes collectivités européennes engagées dans une telle démarche.

Sur la place de la Comédie, deux tramways colorés remplis de passagers, certains déguisés, se sont immobilisés pour marquer le passage à la gratuité au milieu d'une foule joyeuse. En Europe, le Luxembourg et ses 650 000 habitants sont dotés de transports en commun gratuits depuis 2020, tout comme l'est la capitale estonienne Tallinn (445 000 habitants) depuis 2013.

En France, une quarantaine de collectivités ont déjà franchi ce pas, parmi lesquelles Dunkerque, Aubagne ou Compiègne, mais toutes sont moins peuplées que la métropole de Montpellier et ses 31 communes. "La gratuité des transports, c'est une idée de l'engagement européen, du Green New Deal, à savoir le climat et le pouvoir d'achat", a expliqué ce jeudi 21 décembre le maire de Montpellier Michaël Delafosse.

"Réduire l'utilisation de la voiture"

"On a décidé de monter ici une association pour aider d'autres maires européens à faire ce choix", a-t-il ajouté, se félicitant de voir que le gouvernement espagnol s'apprête à lancer "la gratuité des transports pour l'été". À Montpellier, avant la gratuité, pour un couple avec deux enfants, la facture annuelle totale des abonnements de transport urbain s'élevait à 1 472 euros.

"Vu le prix de l'essence, cette mesure peut aider à réduire l'utilisation de la voiture", a estimé Audrey Benezech, 46 ans, directrice d'une agence de voyages.

260 000 abonnés désormais

Promesse de campagne du maire socialiste de Montpellier, cette gratuité s'est imposée étape par étape, comme à Dunkerque ou Tallinn. En 2020, elle a été déployée les week-ends pour tous les habitants de Montpellier Méditerranée Métropole, puis élargie en 2021 à la semaine entière pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans.

Elle concerne désormais tous les habitants munis d'un pass gratuité, disponible sur smartphone ou via une carte. L'usager ne validera plus, mais devra justifier, en cas de contrôle, d'un passe valide. "Nous avons équipé toutes les rames de tramways de cellules compteuses. Elles comptent, grâce à un faisceau lumineux, le nombre de personnes entrantes et sortantes. Cela nous aidera à objectiver notre politique de gratuité", détaille Julie Frêche, vice-présidente déléguée aux transports.

Avant le début de la mise en place de cette gratuité, les abonnés aux transports en commun étaient 86 000, selon des chiffres obtenus par l'AFP. Mi-décembre, à quelques jours du lancement, ils étaient 260 000.

Qualité dégradée ?

Pour les habitants extérieurs à la métropole comme pour les touristes, le ticket (1,60 euro l'unité) restera payant et pourrait même augmenter. Un choix critiqué par l'opposition, qui y voit un frein au report modal. "On loupe la cible", déplore Alenka Doulain, élue du groupe MUPES (Montpellier, union populaire écologique et sociale).

Le pôle d'emplois de Montpellier Méditerranée Métropole attire beaucoup "d'actifs résidant sur les territoires voisins et génère de nombreux déplacements domicile-travail", selon l'Insee. Pour compenser le manque à gagner sur la billetterie, la collectivité s'appuiera sur le versement mobilité, une taxe due par les entreprises d'au moins 11 salariés, qui progresse depuis trois ans.

Elle prévoit également des économies de près de deux millions d'euros grâce à la suppression des valideurs et donc de leur entretien. En 2022, les recettes de la billetterie représentaient 39 millions d'euros, abondées à 90% par les habitants métropolitains.

224 millions d'euros d'investissement

Face aux craintes d'une baisse de qualité du service, la métropole a répondu par des investissements d'envergure: 70 nouveaux bus électriques et 77 nouvelles rames de tramway ont été achetés pour 224 millions d'euros.

La métropole montpelliéraine espère une hausse de fréquentation de 20%. En 2019, avant la crise sanitaire, le nombre de voyages dans cette collectivité réputée pour le développement de son tramway atteignait près de 84 millions, selon un rapport de 2023 de la Chambre régionale des comptes.

Celle-ci mettait cependant en garde: avec "la mise en place progressive de la gratuité, l'offre de transport proposée a été dégradée" et a "conduit à réduire la fréquence de passage sur plusieurs lignes".

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Affaire Agnès Firmin Le Bodo : que dit la loi "anti-cadeaux" encadrant les avantages perçus par les professionnels de santé ? - franceinfo

Dans une enquête, Mediapart affirme que la nouvelle ministre de la Santé a reçu en tant que pharmacienne l'équivalent de 20 000 euros de cadeaux de la part des laboratoires Urgo.

France Télévisions

Publié

Temps de lecture : 2 min
Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé, à la sortie de l'Elysée, le 13 juillet 2023. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Des cadeaux au cœur de l'affaire. La nouvelle ministre de la Santé par intérim, Agnès Firmin Le Bodo, a confirmé vendredi 22 décembre, être visée par une enquête dans le cadre de son ancienne activité de pharmacienne.

Cette annonce intervient après les révélations de Mediapart selon lesquelles la ministre a perçu des cadeaux non déclarés de la part des laboratoires Urgo entre 2015 et 2020. Le site d'information affirme qu'Agnès Firmin Le Bodo a reçu au total l'équivalent de 20 000 euros de présents, dont des bouteilles de champagne et des montres. 

Or les cadeaux des laboratoires aux professionnels du secteur sont strictement encadrés. La loi dite "anti-cadeaux" adoptée en 1993, et renforcée par l'ordonnance du 19 janvier 2017, interdit aux professionnels de santé de percevoir des avantages de la part des industriels.

Les pharmaciens ne peuvent pas "recevoir des avantages en nature, ou en espèces, sous quelque forme que ce soit, d’une façon directe ou indirecte, procurés par des entreprises assurant des prestations de santé, produisant ou commercialisant des produits de santé (à l'exception des produits cosmétiques et de tatouage) ou assurant des prestations de santé", peut-on lire sur le site de l'Ordre national des pharmaciens. 

Des dérogations existent pour les cadeaux d'une "valeur négligeable", comme des fournitures de bureau dans la limite de 20 euros par an, ou jusqu'à 150 euros de livres et revues liés à la profession du bénéficiaire chaque année. Par ailleurs, certaines situations précises ouvrent également la possibilité de percevoir des avantages. Cela concerne notamment une rémunération pour des activités de recherche, les dons destinés à des associations professionnelles, ou encore la prise en charge des frais de déplacement pour assister à un congrès médical ou scientifique par exemple, détaille l'Ordre national des pharmaciens.

Ces avantages, accordés à titre dérogatoire, doivent faire l'objet d'une convention signée entre le professionnel de santé et l'entreprise. "En fonction du montant, la convention sera transmise à l'Ordre et soumise à déclaration ou à autorisation", ajoute l'Ordre national des pharmaciens. Les déclarations sont consultables sur la plateforme gouvernementale Transparence-Santé. 

Interrogée vendredi par France Bleu Normandie sur cette affaire, la ministre a simplement confirmé faire l'objet d'une enquête et n'a pas donné davantage de détails. Elle entend répondre aux "autorités compétentes dans les jours suivants". 

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jeudi 21 décembre 2023

Ecquevilly : des collégiens en garde à vue après la « tentative d'empoisonnement » d'une professeure - actu.fr

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L’adolescent soupçonné d’avoir versé un produit toxique dans le verre de sa professeure, mardi 19 décembre 2023 au collège Léonard-de-Vinci d’Ecquevilly (Yvelines), a été placé en garde à vue ce jeudi en milieu de journée, apprend-on de source proche du dossier. Au moins une autre personne a été mise en garde à vue pour « complicité » dans ce dossier. Il s’agit d’un camarade de classe du collégien mis en cause. Après la plainte déposée par l’enseignante d’arts plastiques visée par ce qui serait « une mauvaise blague », le parquet a ouvert une enquête pour « tentative d’empoisonnement ».

Le contenu du gobelet envoyé en expertise

Ce matin, un élève de troisième s’est présenté à la principale, avec ses parents, pour avouer avoir versé du liquide lave-vitres dans le gobelet de thé glacé de sa prof, à l’occasion d’un goûter de fin d’année organisé en classe. Il aurait aussi tendu le verre à l’enseignante qui s’était sentie mal tout de suite après avoir bu. Souffrant de brûlures au niveau de l’appareil digestif, elle avait été conduite à l’hôpital de Meulan, d’où elle était sortie dans la soirée. Ses jours ne sont pas en danger. Le contenu du gobelet a été envoyé en laboratoire pour expertise, afin de déterminer la nature exacte du produit.

Conseil de discipline à la rentrée

« Il explique que c’est une très mauvaise blague et qu’il ne pensait pas que sa prof boirait le contenu du verre. Il n’avait aucune volonté d’empoisonner l’enseignante et regrette profondément son geste », indiquait ce matin le rectorat. Ce garçon passera en conseil de discipline à la rentrée et risque l’exclusion de l’établissement. Selon nos informations, la prof en question, seule à enseigner les arts plastiques dans ce collège, était très appréciée des élèves.

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À la suite de l’incident, le personnel de l’établissement avait fait valoir son droit de retrait, mercredi. Ce jeudi matin, les cours ont repris dans une ambiance particulière, alors que des caméras de télévision étaient postées devant les grilles. Une gendarme référente était présente dans la classe où se sont produits les faits pour « préciser les modalités de l’enquête » et identifier les élèves qui souhaiteraient témoigner. Certains seront aussi entendus par le personnel scolaire dans le cadre de l’enquête ouverte en interne. Des agents de l’Éducation nationale se trouvaient également ce jeudi sur place, « en soutien » à l’équipe pédagogique.

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À Saint-Denis, l'adjointe Oriane Filhol violemment agressée, la classe politique s'indigne - Le HuffPost

Une élue de la commune de Saint-Denis a été violemment frappée alors qu’elle sortait de son travail, ce mercredi 20 décembre au soir. Photo d’illustration de l’hôtel de ville de Saint-Denis, en Île-de-France.
Philippe Debled / Getty Images Une élue de la commune de Saint-Denis a été violemment frappée alors qu’elle sortait de son travail, ce mercredi 20 décembre au soir. Photo d’illustration de l’hôtel de ville de Saint-Denis, en Île-de-France.

Philippe Debled / Getty Images

Une élue de la commune de Saint-Denis a été violemment frappée alors qu’elle sortait de son travail, ce mercredi 20 décembre au soir. Photo d’illustration de l’hôtel de ville de Saint-Denis, en Île-de-France.

POLITIQUE - « S’attaquer aux élus, c’est s’attaquer au cœur de la République ». Une partie de classe politique s’indigne, ce jeudi 21 décembre, après l’agression d’Oriane Filhol, adjointe au Maire de Saint-Denis en charge des solidarités, des droits des femmes et de la lutte contre les discriminations. L’élue a été violentée par plusieurs hommes, mercredi 20 au soir vers 21 h 30, alors qu’elle sortait d’une réunion de travail et qu’elle rentrait à son domicile.

Après l’avoir suivie, ses agresseurs l’ont « frappée violemment au visage et sur le corps à coups de poing », a rapporté une source policière à nos confrères du Parisien. Sérieusement blessée et choquée, Oriane Filhol a pu s’enfuir et se réfugier chez une connaissance quelques rues plus loin. Elle a immédiatement porté plainte. Aucune interpellation n’avait eu lieu à la mi-journée ce jeudi.

« Les auteurs de cette agression lâche doivent être appréhendés le plus rapidement possible et sanctionnés par la justice », a déclaré la mairie de Saint-Denis dans un communiqué, comme vous pouvez le lire dans le tweet ci-dessous. « L’engagement des élus de Saint-Denis pour mener à bien leur mandat est total. Rien ne fera reculer leur détermination », ajoute-t-elle.

Le maire socialiste de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, a de son côté appelé à un rassemblement ce vendredi à 18 h 30 sur le parvis de la mairie, « pour faire front ensemble face à cette violence inqualifiable », a-t-il indiqué sur X (ex-Twitter). Si le motif de l’agression n’a pas encore été établi, ce nouvel épisode de violence résonne tout particulièrement avec d’autres attaques subies par des élus ces derniers mois, notamment l’incendie criminel au domicile du maire de Saint-Brévin ou l’attaque à la voiture-bélier chez l’édile de L’Haÿ-les-Roses.

« L’enquête en cours permettra de déterminer les motifs exacts de cette agression, qui semble être étroitement liée à son engagement d’élue », a pour le moment indiqué la municipalité. Si la victime a été ciblée en raison de son statut d’élue, cela constituerait une circonstance aggravante en droit pénal.

« La violence contre les élus est une honte »

« Les agressions envers les élus augmentent chaque année : +32 % en 2022 (soit 2 265 actes violents !). Inacceptable », a réagi le maire divers droite de Saint-Laurent-Du-Var, Joseph Segura, apportant tout son soutien à Oriane Filhol. Selon le ministère de l’Intérieur, ce chiffre devrait encore augmenter de 15 % en 2023.

« Sous le choc », le maire PS de Saint-Ouen-sur-Seine Karim Bouamrane déplore quant à lui : « S’attaquer aux élus c’est s’attaquer au cœur de la République, tout doit être mis en œuvre pour que les auteurs soient sévèrement condamnés. » Avec le même ton, la maire d’Aubervilliers Karine Franclet (UDI), « condamne cet acte odieux », et insiste : « Un élu attaqué, c’est la République qui est blessée ».

Oriane Filhol a également reçu le soutien du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, qui a martelé que « la violence contre les élus est une honte pour notre République ». « Je continuerai avec Dominique Faure (sa collègue en charge des collectivités territoriales, ndlr) à combattre ces violences indignes », assure-t-il.

« Toutes les agressions sont évidemment insupportables, mais s’en prendre à une femme seule dans la rue qui rentre à son domicile est indigne et lâche », a de son côté réagit Stéphane Peu (PCF), ancien maire adjoint à Saint-Denis, qui s’est dit « profondément choqué et affecté ».

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Loi immigration : le président des Républicains dénonce "un hold-up démocratique" du Conseil constitutionnel - franceinfo

>> Ce direct est désormais terminé. La droite gronde. Le président des Républicains Éric Ciotti a dénoncé vendredi 26 janvier "...